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did you miss me ? (isaac & constance)

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MessageSujet: did you miss me ? (isaac & constance) Ven 17 Juin - 21:48


Did you miss me ?

I bet this time of night you're still up. I bet you're tired from a long hard week. I bet you're sitting in your chair by the window looking out at the city. And I hope sometimes you wonder about me. »

Les mains dans les poches de sa veste, la jeune vampire passait la frontière qui séparait la rue principale de Bayview et de la pâle copie du poumon vert de New York. Central Park, tu parles, marmonna la blonde avec un petit sourire railleur. Elle, avait connu l'original, et avait déambulé tant de fois dedans qu'elle n'avait jamais pensé à les compter. Elle y avait aussi attaqué des centaines d'innocents dans les plus jeunes années de son vampirisme, quand elle cherchait encore à combler le vide qu'avait laissé Blaise et la colère qu'il avait insufflé dans sa vie par un sentiment de satiété qu'elle n'atteignait alors jamais vraiment. C'était toujours avec une certaine nostalgie qu'elle repensait à ces temps de pur chaos, même si au final ils n'étaient pas si loin dans la chronologie de son existence. Quelques années, en sachant qu'elle était destinée à traverser le temps (sous réserve que personne ne vienne lui arracher le cœur ou y planter un pieu), ça sonnait comme un grain de sable dans un désert en expansion constante. Si mettre fin à ses jours lui avait parfois fait envie à l'heure où sa seule volonté était de succomber à la tristesse, il n'en était plus rien aujourd'hui. Constance ne voulait pas mourir. Elle s'était même assagie pour mieux survivre, pour ne pas mettre en colère de gros méchants vampires (du moins plus méchants qu'elle) et s'attirer trop d'ennuis. Elle avait abandonné la plupart de ses pulsions ou plutôt appris à les maîtriser, à dominer ses instincts meurtriers. Ça n'avait pas été nécessairement facile. Et puis la Nouvelle-Orléans, ces dernières années, avait été la scène de toutes les horreurs et appelait en quelques sortes à tous les excès... Constance y avait succombé, naturellement, jusqu'à ce qu'elle ne comprenne qu'elle avait d'autres intérêts en Louisiane.

Elle eut un petit soupir, s'approchant d'un banc pour s'étirer, elle qui venait de finir son jogging. A minuit et quelques, le ciel était bien noir ; le calme était complet. On pouvait entendre jusqu'au vent passant dans les feuilles des arbres. La jeune vampire se redressa, se grandissant pour inspirer profondément. Même en se rappelant qu'elle était là pour une raison, et qu'une fois qu'elle aurait trouvé ce qu'elle cherchait rien ni personne ne pourrait la retenir dans ce coin perdu de Virginie, Constance avait du mal à se dire qu'elle allait y vivre. Elle n'y était arrivée que depuis une semaine à peine, séjournait encore à l'hôtel et pourtant trouvait déjà à Mystic Falls un air cruellement ennuyant. On lui avait pourtant promis de l'action, et des opposants à n'en plus savoir que faire... Un sorcier aveuglé par le pouvoir, un groupe de vampires pratiquant la magie, des meutes de loups en rébellion contre un hybride originel... Alors qu'elle se tenait dans la nuit, Constance ne voyait rien de tout ça. Pas même un écureuil ne s'osait à bousculer le taux de fréquentation zéro du quartier à une heure pourtant peu avancée de la nuit. Rien.

Elle détacha ses cheveux et laissa l'élastique mordre son poignet, passant une main distraite dans ses mèches blondes. Courir ne lui apportait rien. Ça n'évacuait même pas les pensées qui la contrariaient ; pour ce qu'elles étaient, elles étaient moindres. Constance ne se reprochait plus rien, ou si peu. De base, elle n'était pas du genre à ressasser les mauvais souvenirs en rêvant d'en changer certains paramètres ; plutôt elle acceptait les événements tels qu'ils s'étaient déroulés. Et elle demeurait de toutes façons fidèle à ses principes, même après toutes ces années. L'amour est impossible, le bonheur n'existe pas, rien n'est grave. Philosophie piochée dans un roman de mauvais goût qu'un étudiant un peu snob lui avait recommandé, quand elle fréquentait encore l'université de Columbia, à New York, mais philosophie salvatrice aussi. Elle ne l'avait jamais trahie. C'était avec ces trois phrases que la vie devenait la plus simple. On ne devait plus s'inquiéter de rien.

A la Nouvelle-Orléans, quand elle avait dû se résoudre à tirer un trait sur une histoire qui lui retournait la tête comme le cœur, Constance s'était plantée devant son miroir et les avait récitées, comme une prière à un dieu trop volage pour qu'on lui prête quelque vertu. Elle avait dû être exaucée. Elle n'avait plus jamais croisé Isaac après qu'il l'ait laissée l'attendre pendant près de vingt minutes dans le couloir de son appartement en crachant sans le savoir sur la dernière chance qu'ils avaient de recoller les morceaux.
    

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