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Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson)

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Camille O'Connell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 31 Mai - 17:21


Retrouvailles aux portes de la mort
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Niklaus J. Mikaelson

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 3 Juin - 20:42

- Retrouvailles aux portes de la mort -




Le goût fruité de notre baiser était encore présent sur mes lèvres, et par Hadès, cela faisait un bien fou. J'avais l'impression de renaître, de retrouver l'envie de croire en quelqu'un, de croire au genre humain. Enfin c'était complexe, même moi, je n'arrivais pas à mettre des mots. Le manque de mot n'était-ce pas un aveu passionnel ? J'observais Cami et pouvais comprendre dans les yeux de la belle blonde, une certaine forme de soulagement suite à mes propos. J'étais, moi aussi, soulagé de la voir ici à mes côtés. Et surtout vivante, c'était l'essentiel non ? Et puis, plus je sentais sa présence, plus je succombais un peu plus. C'était comme cela, et pas autrement. Pourtant, j'étais doté d'un self-contrôle concernant la partie intime, privée, enfin ce truc-là. Elle s'écartait légèrement de moi, mais pas assez pour me dire que je l'avais perdu. Heureusement, sinon j'aurais été capable d'avoir un geste déplacé ou des paroles assassines pour m’avoir rejeté, mais ce n'était pas le cas. Bien au contraire. - Je sais. Je te crois. Je te fais confiance, Klaus. Je n’ai pas peur de mourir ou d’être blessée, tu sais. J’ai… J’ai juste peur que tu partes loin de moi, encore une fois ». Confiance ? Que voulait dire ce mot ringard ? De sa bouche, il était - très - important. J'avais retrouvé en cette femme, un moyen de m'apaiser, de me retrouver enfin. Durant ses six longues années, j'avais ressenti ce vide, maintenant, je comprenais mieux ce qu'il me manquait. Elle.

Et puis, son sourire ravageur me fit rater un battement de cœur. J'avais donc un cœur ? Visiblement oui. Néanmoins, j'étais effrayé, et si j'avais fait le mauvais choix ? Et si j'avais sans le vouloir occasionné sa future chute ? Peu importe, je la protégerais. Toujours. « Ecoute… Je ne vais pas te mentir. Parce que je veux que tu me fasses confiance ». Qu'est-ce que tracassait la jolie femme, mais quoi ? Qu'est-ce que.. Quelque chose clochait, quelque chose me disait que.. Je n'avais pas le temps de penser à quoi que ce soit qu'elle enchaînait directement : « Rebekah m’a envoyé une lettre. C’est elle qui m’a dit que tu te trouvais ici. Elle… Elle avait peur que tu deviennes incontrôlable avec le retour de Hope ». Pardon aurais-je mal entendu ? Rebekah ? De quoi ! C'était avec un visage bouffé par l'étonnement que je fixais Cami s'approcher doucement de moi. Elle avait bien raison d’enchaîner, car je n'aurais su quoi répondre. « Mais je ne suis pas ici pour te contrôler ou pour obéir à un quelconque plan qui viserait à te manipuler, d’accord ? Tout ce que je t’ai dit avant est vrai. Je suis là parce que… Parce que… Parce que je tiens à toi. C’est tout. Il faut juste… Que tu me fasses confiance…». Surpris, elle avait pris les devants, car c'était exactement ce que j'aurais pu penser si j'avais le temps à la réflexion.

Ma sœur était donc lâche de m'affronter seule à chacune de nos altercations ? Elle protégeait sa vie en envoyant la psychologue ici, ce sera donc de sa faute, si on osait égratigner le visage de Cami. De sa faute. Encore une autre raison de l'envoyer pourrir dans son cercueil et de ne plus jamais la revoir. J'essayais de me concentrer sur les sentiments de Cami, elle tenait à moi, comme je tenais à elle - le mot était trop faible -. Devrais-je la croire ? Son regard respirait la sincérité tandis que, moi, je serrais la mâchoire au point de sentir craquer mes dents une à une. « Alors… C’est aussi l’Enfer quand tu es avec moi ? », si elle savait ce que je ressentais. Si elle savait, elle ne dirait pas cela.

Je restais stoïque un long moment tout en fixant les mains fines de Cami, attendant que cette folle envie de tout envoyer en l'air disparaisse. Mais il n'en était rien. Aidé de ma vitesse vampirique, je contournais la demoiselle en prenant soin de lui taper dans l'épaule en signe de mécontentement. Mon poing venait alors frapper, à plusieurs reprise, la carrosserie de la voiture et arrachais avec hargne, sur mon passage, une portière pour l'envoyer à quelques millimètres des pieds de la blonde. Je hurlais d'une voix nerveuse  : « - Tu ne peux pas me dire que tu tiens à moi et après m'annoncer cela Cami. Tu ne peux pas. Tu peux ne pas. Tu peux ne pas.. » en répétant mes gestes sur cette fichue bagnole. Je m'arrêtais brusquement et explosais d'un rire glacial en observant les phalanges de mes doigts ensanglantées. Ce sang, ce liquide si précieux que partageait aussi ma fille. Je pris alors une grande inspiration pour tenter de me calmer puis pivotais la tête vers Cami : « - Tu as de la chance que j'éprouve de réels sentiments pour toi Cami O'Connell. L'idiote a eu raison de te demander de venir ici pour mon plus grand plaisir » en souriant timidement. Je plongeais mes yeux dans son regard tout en m'approchant d'un pas lent vers elle  : « - Je te fais entièrement confiance Cami. Mais cela ne m’empêchera pas de me montrer incontrôlable, sache-le. » avec mensonge. Ma voix n'était plus colérique, juste une intonation d'un semblant de fierté. Bien sûr que les choses seraient différentes maintenant qu'elle était là. Elle était capable de me raisonner, de me guider, de m'écouter, d'être là. J'avais retrouvé cette proximité puis pour détendre l'atmosphère : « - En effet, l'enfer me parait loin quand je sens ta présence, et là ce dont j'ai envie. C'est de toi, enfin, c'est d'être avec toi » disais-je en toussotant. Oui j'avais envie d'elle, là maintenant. Un arbre ? La banquette arrière de la voiture accidentée ? Peu importe. J'arriverais à mes fins, elle m'avait tellement manqué.




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Camille O'Connell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 7 Juin - 19:22


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Niklaus J. Mikaelson

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Dim 12 Juin - 17:53

- Retrouvailles aux portes de la mort -
« Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver » dixit Benjamin Constant. Ce « truc »  que j'avais essayé d'enfouir au fond de mon être n'était pas de mon vocabulaire. Mais ce genre de sentiments finissait toujours par resurgir quand la présence de la jolie blonde se faisait des plus pesante - dans le bon sens, évidemment -. J'étais déstabilisé devant cette nouveauté, je n'avais jamais pris le temps de m'ouvrir autant devant quelqu'un. J'avais toujours trouvé cela comme une perte de temps, comme une faiblesse, une faille que vos ennemis pourraient arracher sans scrupule. De toute manière, je ne pouvais reculer aux dires de mes propos précédents, j'avais juste pris ce fichu risque. Un risque que j'étais prêt dorénavant à prendre mais sans précipitation. J'observais tant bien que mal les gestes de Cami, cette situation était vraiment bizarre. On était là en pleine rue avec une nuit obscure à s'échanger un brin de nos sentiments respectifs. Non, pas d'échappatoire, cette fois. Non. Ce temps là était révolu, je me devais d'assumer ses putins de sentiments pour elle qui me bouffaient à chaque regard posé sur Cami. Sa main douce venait alors à se mélanger à la mienne, j'avalais avec discrétion ma salive, j'appréciais avoir cette sensation de peur. Pour une fois. Je ne quittais pas son sourire : « Des sentiments ? Le grand hybride a finalement un cœur". Elle utilisait la dérision, et je ne pu résister à vaciller du regard pour cette affirmation. Avais-je vraiment un cœur ? Seulement pour elle alors. Juste elle. Puis elle enchaînait avec ce que je redoutais le plus, la confirmation de ses réels sentiments à mon égard : « Je… Je voudrais te dire ce que je ressens pour toi. Mais je ne veux pas précipiter les choses, ni te faire fuir. Sache juste que… J’ai des sentiments pour toi, moi aussi », sa main me forçait - en quelque sorte - a noyé mon regard une nouvelle fois dans ses yeux et mon esprit commençait à divaguer, à ne plus rien comprendre.

Je devais hurler mon propre prénom pour pouvoir retrouver les pieds sur terre. Je pris alors une grande inspiration et allongeais un sourire qui se valait heureux de cette révélation. Oui, je l'étais, elle était à moi maintenant. A moi seul. Cami Mikaelson ? Cette réflexion me fit lâcher un léger ricanement étouffé. N'importe quoi ! Son baiser me paraissait - trop - court, et je devais me faire violence pour l'écouter. On était dans une conversation des plus sérieuses, pourquoi devais-je imaginer nos deux corps ne faire plus qu'un. C'était trop tard pour cette vision de toute manière ! « Je ne suis pas là pour te changer, Niklaus. Je n’ai jamais voulu changer ce que tu étais. Parce que tu es quelqu’un de bien, que tu le veuilles ou non. Et ça n’a rien à voir avec moi. Tout ce que je voulais… C’est que tu t’en rendes compte. Et que tu acceptes le fait que tu aies le droit d’être heureux, toi aussi. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. Pour toi », je devrais remercier un jour de vive voix la belle blonde pour savoir me rassurer comme personne, pour savoir ce que je vaux vraiment même si je doutais fortement de ces paroles. Quelqu'un de bien ? Sérieusement ? J'avais passé ma vie à détruire tout sur mon passage, à tuer, martyriser, torturer, me faire vengeance. Elle avait tort, je n'étais pas quelqu'un de bien, était-elle aveuglée par.. ce truc ? Surement. Le droit d'être heureux ? Que voulait dire ce mot ? J'étais incapable de rendre heureux quelqu'un alors m'accorder ce droit était impensable. Je ne savais même pas comment me comporter, comment réagir.

Tout ce que je voulais pour elle, c'était qu'elle se trouve en sécurité, qu'elle se retrouve dans mes bras. Devrais-je fuir avec elle ? Laisser ce semblant de lien familial derrière moi pour enfin vivre quelque chose d'unique ? Je devrais penser à la kidnapper alors ! Je restais bouche bée devant la suite de ses propos : « Je suis là. Et je veux être avec toi aussi. Aujourd’hui, et demain, et encore après-demain. Et je ne veux plus qu’on s’éloigne comme ça. Plus jamais". Là, c'était vraiment sérieux. Cami Mikaelson, une deuxième fois ? Par Hadès, non et non. Pourquoi pas ? Non, j'ai dit non ! Elle me rendait fou au point que je pouvais penser à cela, au point que je ne voulais plus jamais la quitter. Je fixais avec envie ses lèvres "Je veux… Je veux me sentir vivante. Avec toi.", là c'était trop, on aurait dit qu'elle essayait de me chauffer, enfin c'était plutôt mon esprit qui me jouait des tours malsains. Dans un geste rapide, je venais plaquer Cami contre l'arbre pour l'embrasser avec passion, me promettant de ne plus décoller ses lèvres. Cependant, je brisais ma promesse et soufflais au creux de son oreille : « - Te sentir vivante ? Je ferais tout pour que tu le sois Cami à mes cotés. Tout, je te le promets », puis parsemais son cou de baisers. Je marmonnais quelque chose dans ce genre : « - Tu es à peine arrivée, que tu me rend déjà fou. C'est déroutant, peut-être un peu trop déroutant » puis regardais la belle blonde : « - Tu continues de m'ensorceler c'est ça ? Tu sais que je suis loin d'être un livre ouvert, alors pardonne-moi si je ne te dis rien sur ce que tu as dis   » avec un sourire qui se valait gêné. Cependant, je m'écartais d'elle, sentant une envie trop pressente, je me mettais alors à bégayer, j'avais dû mal à trouver mes mots : « - Je.. Tu.. Heu.. Je te ramène au manoir si tu le veux bien. Pas pour.. enfin, par Hades ! » en haussant la voix. Je pris alors une grande inspiration  « - J'aimerais prendre soin de toi, te regarder dormir, te serrer dans mes bras, te servir de l'alcool, enfin tout cela. Tu pardonnerais ma maladresse ? Je ne suis pas habitué à être avec une femme, une femme qui me plaît toujours autant malgré les années passées » et vacillais du regard. Il faudrait que j'apprenne à me taire devant Cami. Vraiment.




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Camille O'Connell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 17 Juin - 17:07


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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Sam 25 Juin - 20:50

- Retrouvailles aux portes de la mort -
Les baisers échangés avec Cami me laissaient une étrange sensation - agréable -. C'était comme-ci j'étais captivé par ces moments là et que le reste n'avait plus aucune importance. J'avais même oublié, l'espace d'un long moment, mes paroles précédentes - les siennes au passage aussi -, je ne savais plus où j'étais exactement. Je ne savais plus ce que je devais faire et comment agir. Donc elle était quoi maintenant ? Ma.. ma... je toussotais intérieurement, ma petite amie ? Par Hadès, cette situation me mettait déjà dans tous mes états de panique et je ne pouvais pas laisser échapper ma réflexion concernant mes ennemis. S'ils osaient toucher un seul cheveu de Cami, là je risquerais d’être un véritable monstre. J'étais intimement persuadé que cela arrivera un jour où l'autre, et voir Cami blesser était loin d'être écrit dans ma relation avec la belle blonde. Fallait-il garder notre lien secret pour la protéger ? Fallait-il agir dans l'ombre et s'amuser aux amants maudits ? Certainement pas. De plus, si je parlais de cela à Cami, elle refuserait, alors je garderais ce sujet-là pour un autre moment bien plus judicieux. Je me promettais aussi d'aller regarder la définition du mot petit-ami dans le dictionnaire, car là, j'étais perdu mais je n'étais plus seul. Les gestes menés en douceur par la demoiselle, ne me fit pas reculer, enfin si, mais cela n'avait rien à voir avec elle. C'était assez déroutant cette tendresse, ce contact si fin, si.. palpable. J'avais peur d'une chose, et c'était bien de Camille O'connell, une femme dont j’espérais être à la hauteur de ses attentes.  

Je reprenais doucement mes esprits à la douce voix de mon interlocutrice et laissais échappé un soupir de soulagement : « Il n’y a rien à pardonner. Je ne te demande absolument rien. Tu es là… Avec moi. Et c’est bien plus que suffisant, pour moi. Tu ne te rends pas compte à quel point ». Donc je devais juste me montrer présent ? Juste cela ? Cela semblait facile, mais quand je me remémorais les échanges futiles avec les nombreux petits amis de ma sœur, cela me paraissait plus complexe. Oui, j'avais plus de souvenirs de ses  hommes de joie que de mes relations dites amoureuses. J'entrouvrais la bouche dans le but de rétorquer, mais le contact de ses lèvres sur les miennes me fit - encore - oublié ce que je voulais dire. Cami avait, décidément, aussi ce don là.  

C'était avec instinct que j'avais reculé pour échapper à son emprise, enfin essayer. Et si c'était pour bégayer des mots et être ridicule, j'aurais dû m'abstenir de m'écarter d'elle, je mettais faire prendre à mon propre - jeu ? - !  Tandis que je regardais sa silhouette enlacée s'approcher, elle me souriait avec satisfaction : « Je ne te connaissais pas encore ce côté maladroit… Et je crois que j’aime bien ». Maladroit ? Je fronçais des sourcils et je sentais déjà la vexation me frapper les nerfs. Son contact me fit un nouveau électrochoc et reportais mon attention sur les mains de Cami.  Je ne les quittais pas des yeux : « Je viendrai avec toi. Au manoir, ou ailleurs. Je veux juste être avec toi, peu importe l’endroit », mes doigts - accompagné de tremblements inexplicables - s’entremêlaient avec les siens. Mais que diable m'arrivait-il ? C'était quoi cette fichue peur qui, maintenant, se permettait de se faire voir ? Ce court silence me permettait de hurler intérieurement, de faire un retour en arrière. Pourquoi je n'avais pas ce pouvoir là ? Et puis, je relevais mon visage pour croiser le regard de Cami, celui-ci était doté d'une grande intensité. J'essayais même d'imaginer le symbole de la mort sur sa rétine pour amplifier cette peur. A vrai dire, je me faisais flipper tout seul et cela ne servait à rien. J'avais des sentiments pour Cami, et je n'avais plus vraiment le contrôle sur quoi que ce soit. Peu importe ce que j'imaginerais, je ne voulais plus jamais la quitter. Jamais. Elle me soufflait avec détermination : « Il me semble qu’on a du temps à rattraper ». Je la remerciais indirectement de ne pas m'avoir embrassé dans un sourire qui se valait joueur. Quoi ? Oui j'étais déjà extrêmement sensible aux lèvres de Cami. Heureusement qu'elle ne partait pas dans un défi de vouloir ne plus quitter les miennes. Je crois que j'aurais été capable de la mettre nue au milieu de la route et de laisser parler mes divagations d'adultes consentants.

Je hochais la tête positivement puis étouffais mes rires : « - Tu serais prête à me suivre dans la cave du manoir qui me sert de logement ? Je te rassure, c'est très agréable comme atmosphère, enfin non évitons ! Il ne faudrait pas que tu chutes avec un sol glissant !». Je chuchotais à l'oreille de Cami : « - Et le manoir ressemble à un cimetière ces derniers temps, je n'aimerais pas que tu vois ce spectacle ». Je toussotais et serrais par moment un peu plus les mains de Cami et repris l'air de rien : « - Un bain de minuit te plairait-il comme cela on pourra aussi rattraper le temps perdu ? Je connais un endroit où un gîte a été laissé à l'abandon et il y' a tout ce qu'il faut dedans. Dans mes souvenirs, le propriétaire n'existe plus, me semble-t'il ! » en faisant mine de réfléchir ! Son corps avait fini en cendres dans la cheminée ! Je secouais la tête et commençais à tirer Cami - emboîter le pas - et lâchais sur un ton un peu plus sec : « - Par contre, je veux rien savoir de tes fréquentations masculines, sinon pour le reste, je dévoierais tes mots avec plaisir espèce de petite amie »  en finissant par un rire amusé. Un fin sourire de plénitude se dessinait sur mes lèvres, un sourire que Cami ne pourra pas voir.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Lun 15 Aoû - 21:57


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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 23 Sep - 19:40

- Retrouvailles aux portes de la mort -
Est-ce que je méritais de ressentir le bonheur ? Est-ce que je méritais cette femme qui inspirait surement à un avenir meilleur ? Non. Il y'avait encore deux jours de cela, j'avais encore du sang sur le visage dû à une frénésie meurtrière concernant cette fichue trahison familiale. Quoi ? Il fallait bien que je trouve quelque chose pour soulager ma haine, autre que, de hurler sur tous les toits que je souhaitais la mort de la tante de Hope et de sa mère. D'ailleurs, le plan était en route, et ce n'était pas Cami qui allait m'arrêter - mensonge -. En réalité, elle était la seule à pouvoir me raisonner, ce n'était pas le reste de ma famille qui allait jouer ce rôle là, eux, ils étaient bien mieux dans une boite en bois. Oui, à présent, je mettais en doute ma famille, je me montrais des plus méfiant et surtout, je les ignorais tous. Qui avait encore participer à cette machination ? Tous ? Si c'était vraiment le cas, je me promettais de les envoyer aux pays des rêves pour une durée surement indéterminée. J'attendrais la fin du monde pour les réveiller et les voir crever une nouvelle fois. Crever. Voilà ce qu'ils méritaient tous.    

Mais pour le moment, c'était ma blonde qui comptait et son bien-être à mes côtés. Parce que oui, j'aimerais être bon pour elle. J'aimerais être celui qu'elle attend depuis toujours, même si elle m'acceptait comme j'étais. Ce n'était pas une vie de vivre au coté d'un monstre égoïste au cœur blessé. Alors oui, je ferais les efforts nécessaires pour ne pas la voir partir - juste quand elle sera présente pour le moment -, parce que c'était elle, tout simplement. La main douce de Cami serrait un peu plus la mienne comme pour me rassurer de mon anxiété soudaine, mais il en faudrait surement plus que cela. Comment être rassuré alors qu'elle allait être en première ligne de mes ennemis. Comment ? J'étais inquiet tout comme je l'étais pour Hope, je ne voulais plus voir son corps ensanglanté, je ne voulais pas la voir mourir.. Serais-je à la hauteur pour la protéger ? Est-ce que ma famille me punira de mes actes en s'attaquant directement à Cami ? Est-ce que... il fallait que j'arrête de me poser des questions qui seront surement sans réponse pour le moment, je me devais juste de me montrer présent. Juste ca. La jolie blonde ne semblait pas tressaillir comme moi auparavant, ce qui me vexais aussi. Etais-je le seul à galérer pour communiquer sur nous ? Par Hades, elle semblait forte, confiante, encore une chose qui pourrait me déstabiliser. Cependant, elle avait raison, il fallait bien un de nous deux pour garder espoir d'un monde meilleur en quelque sorte. « Je te suivrai n’importe où. Et je n’ai pas peur. Le cimetière est un endroit familier pour moi, tu sais.», c'était pas faux, mais je grimaçais légèrement, ne voulant pas imaginer Cami à revivre une nouvelle fois dans les ténèbres. J'avais été un peu trop présomptueux d'oser lui dire cela, je ne voulais pas de cette vie pour ma demoiselle. Cependant, elle n'avait pas le choix pour s'adapter à mon monde, à notre monde, maintenant. Je devais aussi découvrir son monde, un monde oublié. « Ce serait parfait. J’imagine que je ne dois pas te demander comment le propriétaire a disparu…», mon regard se portait de nouveau sur nos mains et allongeais un sourire nerveux à ses paroles. Je me contentais alors de hocher la tête, préférant ne pas répondre. C'était inutile puisqu'elle savait déjà la réponse de toute manière. Je fronçais les pupilles à son léger changement d'expression : « Si tu savais… Il n’y a toujours eu que toi, tu sais, déjà à ce moment-là. Il n’y a eu personne, à part toi.», mais rapidement apaisé, je poussais un soupir de soulagement qui se voulait discret et pourtant non. Je l'avais déjà imaginé avec un autre homme ou même avec Marcellus. Mais pourquoi je n'arrivais pas à garder le contrôle sur moi ? « Ça n’a pas d’importance si… Si tu as eu d’autres fréquentations, tu sais. Je veux dire… Ça n’a vraiment aucune importance, pour moi.», je haussais un sourcil, elle me croyais donc comme cela ? Elle pensait que j'avais tourné la page ? Elle se trompait. J'acquiesçais alors d'un sourire enjôlé à la suite de ses paroles un peu confuses : « Enfin… Laisse tomber. Fais comme si je n’avais rien dit.». Trop tard !

Je stoppais immédiatement mes pas et me plaçais en face d'elle : « - Je t'arrête tout de suite. Les moments où j'ai posé mes yeux sur une femme, c'était pour la tuer Cami.. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, je ne jamais cesser de penser à toi malgré la distance. Je te prie de me croire.. » avec une voix des plus sincère tandis que mon regard se noyait dans ses magnifiques yeux. Je marquais une pause puis je prenais une grande inspiration :  « - J'aurai du te donner de mes nouvelles, j'aurai du venir te voir. C'est la seule chose que je regrette..  » disais-je avec un peu de mal à avouer ce sentiment de culpabilité. Je secouais ma tête « - C'est toi que je veux et que je continuerais de voir Cami. Toi et moi pour toujours ? Enfin si tu le souhaites bien entendu » en me raclant la gorge. Sacrement gêné de cette conversation si.. romantique j'enchaînais rapidement : « - Une petite pointe de vitesse pour te remettre dans le bain ? On arrivera plus rapidement à l'endroit que j'ai envie de partager avec toi, seule ». Cependant, je me doutais bien qu'on ne serait pas seule dans cette baraque au décor paradisiaque. Il y'aurait encore des individus qui traîneraient et dont je me ferais un plaisir de broyer leurs cœurs.  
 





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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 25 Oct - 15:19


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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Dim 8 Jan - 16:08

- Retrouvailles aux portes de la mort -
L’atmosphère était sacrement gênante, j'avais de plus en plus de mal à regarder la blondinette dans les yeux. Pourtant, je n'étais pas très démonstrateur de mes sentiments mais mon regard arrivait à me trahir si on me connaissait très bien. J'avais forgé durant plus de 1000 ans une carapace face à ce monde injuste et avais affiné mon coté bestiale sans ménagement au grand désespoir de ma famille. J'étais quelqu'un de fort, de puissant, redouté de tous mais au contact de Cami, je n'étais qu'une poupée attendant patiemment qu'on lui coiffe les cheveux. Bon la métaphore laissait à désirer, mais je me comprenais, c'était l'essentiel. Et à défaut de me répéter dans mes pensées, ce petit bout de femme m'apaisait et me transformait en un être moins aigri, moins impulsif. Elle était mon oxygène, mon point d'encrage et secrètement, je tenterais de devenir quelqu'un de meilleur à ses yeux. Hélas, cette fichue soif de vengeance envers une partie de ma famille s’annonçait très difficile à contourner, mais je me promettais d'essayer sérieusement. Je ne voulais plus voir le dégoût, l'incompréhension dans ses yeux, cela me blesserait plus qu'elle ne le croit. Le temps de jouer au garçon capricieux était résolu, je me devais de prendre mes responsabilités de petit ami, de père et plus tard d'un frère protecteur envers ma fratrie. On disait souvent qu'on ne choisissait pas sa famille mais ses amis, moi j'avais choisi ma famille. Certes, mon comportement pouvait laisser penser le contraire mais au fond de moi, ce n'était pas le cas. Je me devais de penser à autre chose face à ce fichu silence qui fut un vrai supplice à vivre.

Je reprenais mes esprits et reportais mon attention sur ma blonde. Tendant une oreille finement aiguisée, j'entendais  son murmure  « Tu… m’aimes ? ». Par Hadès ! Qu'est ce que j'aurais aimé avoir le pouvoir d'accélérer le temps.. Je comprenais sa réaction , je n'avais pas été explicite des années auparavant donc sa surprise ne fut qu'un sentiment normal. Je ne me reconnaissais plus, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. jamais je n'avais prononcé ses mots à l'allure romantique pour quelqu'un. Que m'arrivait t-il ? C'était comme-ci toutes mes années de démences, de brutalité se transformaient en un cocktail sans alcool ! J'allais rétorquer quelque chose quand soudainement je sentais le contact de ses lèvres sur les miennes. Tel un volcan, il fut passionnel comme jamais. Je sentais alors mon cœur explosé danser au rythme du sien dans ma poitrine aussi désagréable et agréable à la fois. Je déglutissais et mes pensées ne furent qu'explosives, on aurait dit un gamin devant le corps nu d'une femme. Observant ma blonde, je déglutissais face à la vérité « Je… Je t’aime. Je voulais que tu le saches. Ca fait tellement longtemps que je voulais te le dire… Mais je ne voulais pas que tu prennes peur, et que tu t’enfuies. Surtout pas. Mais… J’avais besoin que tu le saches…», elle m'aimait aussi. Elle aimait un monstre.. comment elle pouvait m'aimer ? Pas le moment d'aller dans des discours contradictoires, je voulais juste vivre l'instant présent. Je me contentais alors  seulement d'allonger mon sourire bête et de toussoter un peu pour cacher mon malaise. J'étais très pudique avec les mots profonds, c'était assez difficile pour moi d'entendre cela. Mais peu importe, c'était venue de la bouche de Cami et une once de stresse commençait à m'envahir. Et si je n'étais pas à la hauteur ? Et si je foutais tout en l'air ? Elle était mon oxygène, mon point d’encrage, ma force, et je me surprenais même à penser qu'il fallait que je sois un meilleur père, un meilleur frère qui protégerait sa fratrie. Elle était ma seule motivation que j'avais perdu durant les années précédentes. Ma jolie -hot- blonde restait collée à moi mettant son front contre le mien, je ne quittais pas son sourire de mes yeux. Je pouvais voir sur son visage qu'elle semblait heureuse et voir cela me fit prendre réellement conscience du bonheur à l'état pur. L'amour était-il vraiment un bonheur ou juste une illusion pour vivre mieux dans ce monde ?  « Oui. Toi et moi… Pour l’éternité.», pour l'éternité ? Ce mot-là me fit hausser un sourcil, je pensais instinctivement qu'elle souhaitait devenir vampire pour être à mes cotés. Un choix propre à elle dont jamais je ne la forcerais pour être ce qu'elle déteste le plus. Pas le moment aussi de lui demander ce que signifiait l'éternité pour elle, peut-être au coin du feu après quelques bonnes bouteilles ? La définition était tellement vaste... . « Allons-y. Avec toi, je suis prête à aller n’importe où.», à aller n'importe où ? Vraiment ? C'est ce qu'on verra par la suite alors.

Je posais mes mains sur les hanches de Cami pour les empoigner un peu fermement. Quoi ? Oui, J'avais du travail à faire avec la tendresse et alors ? Et aussi un instinct de tout homme qui ne s'était pas envoyé en l'air depuis des années. Bref, je venais donc l'attirer encore un peu plus contre moi pour lui susurrer à l'oreille « - Je prend note de tout ce que tu as dis Cami et sache que tu fais de moi, un homme heureux [/i]». Je descendais mes lèvres sur sa nuque pour l'embrasser doucement un instant et en un claquement de doigt, nous nous retrouvions hors de la route. Je serrais un peu trop fort ma blonde lors de cette traversée vampirique, mais je ne voulais pas qu'elle m'échappe. Je ne voulais plus la voir loin de moi, je ne voulais plus la voir mourir et je ne voulais plus être ce monstre maintenant qu'elle était à de nouveau là. Certes, on ne devait changer pour personne, mais au bout d'un moment il fallait se mettre un pieu aux fesses pour avancer et tenter de tracer une route moins dangereuse - tout était relatif -. J'évitais les éléments perturbateurs sur notre route, bien que je manquais de tomber à plusieurs reprises par l'excitation et non pas parce que ma blonde était rondelette ! Non mais ! Nos deux corps s’engouffraient alors dans l'obscurité de la forêt pour trouver une petite maisonnette. Elle était restée intacte d'un point de vue extérieur, mais ce qu'elle cachait pouvait être maléfique. Je déposais Cami sur le perron ,comme un vulgaire sac de pommes de terre, de la bâtisse et m'écartais un peu de sa silhouette : « - Alors ce tour de manège ? C'est mieux que les sensations fortes n'est-ce pas ? Pardonne moi ma maladresse durant ce voyage s'il te plait, tu m'as déstabilisé, c'est ta faute » disais-je en souriant un peu. Je reportais mon attention sur la poignée de la porte robuste et hurlais avec conviction « - SDF ou saletés de créatures isolées vous avez deux secondes pour dégager d'ici, sinon votre cœur m'appartiendra pour toujours. Que choisissez-vous ? ». Je voulais simplement faire diversion, il était hors de question d'agresser sans raison quelqu'un avec la présence de Cami. Et sans vraiment attendre, je forçais la poignée pour ouvrir d'un geste lourd la porte pour entrer sans gêne, je scrutais les horizons un moment : « - Tu peux entrer et faire comme chez toi.  Je pense qu'il y'a personne ici sauf des toiles d'araignées et des mygales. Et ne fais pas attention à la décoration, je passe mes nerfs ici le plus souvent. Mais ne t'inquiètes pas, il y'a tout le confort dont un humain rêve ». Je tentais d'allumer le compteur électrique près de la porte mais je trouvais pas ce fichu interrupteur, ce qui commençait à m'agacer.  « - On sera tranquille ici, un petit moment, loin de tout. Si tu veux aller prendre une douche pour retirer tout ce sang se serait fort appréciable, mais je n'ai que des chemises à te proposer » disais-je d'un ton sec tout en m’énervant sur le compteur  :  « - Je vais le tuer aussi celui là ! Putain ! ». Je regrettais déjà mon ton employé envers ma blonde, mais j'étais bien trop nerveux aussi, il fallait l'avouer.    




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Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson)

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