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Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson)

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Camille O'Connell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 31 Mai - 17:21


Retrouvailles aux portes de la mort
Camille O'Connell & Niklaus Mikaelson


Je l’observais avec attention. Il avait fait tomber son masque de sarcasme. Je le voyais dans ses yeux. C’était dans ces moments-là que je voyais qui il était réellement. Et c’était loin d’être aussi effrayant que ce qu’il croyait. Au contraire. Je voyais qu’il était meurtri par un passé qui le hantait, bien sûr. Je voyais qu’il avait été blessé de nombreuses fois par sa propre famille. Mais à côté de ces ténèbres… Il y avait de la lumière aussi. Un espoir. Je savais que dans cet espoir se trouvait sa fille. Hope. C’était l’occasion pour lui de prendre un nouveau départ. De recréer des liens avec sa famille. Et surtout… Surtout, de ne pas reproduire les mêmes erreurs que son père. Parce qu’il n’était pas un monstre. Parce qu’il était quelqu’un de bien, au fond. Je voyais tout ça. Je voyais qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être, celui qu’il croyait être. Il ne le savait pas encore, mais il cachait au fond de son âme un trésor précieux, bien plus puissant que ce qu’il pouvait croire.

Je le vis secouer un peu la tête. Je me pinçai les lèvres. J’avais peur. Peur qu’il ne m’échappe encore une fois. Peur qu’il se cache à nouveau. Je laissais ma main sur son visage et ne le lâchai pas du regard, comme si j’avais le pouvoir de le retenir.
J’attendais sa réponse avec appréhension. Et si… S’il décidait de partir ? Si c’était la dernière fois que je voyais ses yeux sombres ? Je n’avais pas la moindre idée de ce que je ferais ensuite. Parce que la vérité… C’était que j’étais revenue ici pour lui, et rien que pour lui. Alors si je me retrouvais seule à nouveau… Je ne savais même pas où j’irais. Rien ne me retenait ici à part lui.

Je frissonnai quand il posa sa main sur la mienne. Je sentais mes joues rougir pendant qu’il m’observait et vacillai un peu du regard. J’avais peur de me méprendre sur ce qu’il essayait de faire. Il était tellement imprévisible… Il aurait pu tout ainsi bien m’effacer la mémoire.

Je sentis qu’il emmêlait ses doigts aux miens. Je serrais sa main dans la mienne. Mes pensées commençaient à s’embrouiller. Je n’entendais plus que les battements de mon cœur, encore et encore, comme un bruit sourd dans ma tête. Je ne savais plus si tout ça était réel. Je ne savais plus où j’étais.
Et tout à coup, il m’embrassa. Tout mon corps frissonnait. Je répondis à son baiser. J’avais beau ne pas savoir si tout ça était réel ou non, ce qui était certain, c’est que je ne voulais pas que ça se termine.
Mais brusquement, je fus plaquée contre quelque chose. Je retins mon souffle et m’écartai à peine pour jeter un regard autour de moi. Je reportai rapidement mon attention sur lui. Peu importait où nous étions. Il était là. C’était tout ce qui comptait.

- Je ne partirais plus Cami. Plus cette fois. Maintenant que tu es là, je ne compte pas laisser échapper la lumière, je vais juste me faire à l'idée que je te mérite. Et crois-moi que si tu es en danger, je serais toujours là pour te secourir. Toujours.

Je lâchai un soupir de soulagement. Il n’allait pas partir. Je n’allais pas être seule. Je me dressai sur la pointe des pieds pour l’embrasser à mon tour. Ca faisait tellement longtemps que j’attendais de le retrouver… Et il était enfin là. J’espérais juste… Que je ne rêvais pas.
Je m’écartai un peu et souris avant de murmurer :

- Je sais. Je te crois. Je te fais confiance, Klaus. Je n’ai pas peur de mourir ou d’être blessée, tu sais. J’ai… J’ai juste peur que tu partes loin de moi, encore une fois.

Je ne pouvais pas m’empêcher de sourire. J’aurais voulu que ce moment dure toujours.

- Bien. Alors j'accepte ton aide, mais seulement la tienne, tu entends ? Enfin si j'ai besoin d'aide, car en ce moment, je ne ressens pas du tout le besoin. Mais ne dis plus jamais le mot humain s'il te plait. Ici, je commence à vivre avec mes propres règles et c'est l'essentiel. Cette ville me ressemble, je suis un roi déchu qui mérite d'être au commande d'un Enfer. Et l'Enfer, c'est ici.

Je l’observais. Evidemment, je n’étais pas d’accord avec ce qu’il disait. Mais je ne voulais pas gâcher ce moment. C’était certain qu’il était bien plus humain que ce qu’il voulait croire. Mais ça lui faisait peur. Il craignait d’être faible. Un jour, je lui prouverai qu’être humain ne signifiait pas être faible. Au contraire.
Je souris et inclinai doucement la tête.

- Alors… C’est aussi l’Enfer quand tu es avec moi ?

Je me pinçai les lèvres quand il lâcha ma main pour joindre les siennes derrière son dos. Je n’étais pas sûre de savoir ce qu’il pensait. Ni de savoir ce qu’il voulait réellement. Il pouvait toujours me faire oublier tout ça. Rien n’était encore gagné.

- Cependant, j'aimerais savoir, comment as-tu su que j'étais ici parce que je n'ai prévenu personne de mon arrivée et je me suis montré plus que discret sur mes attentions.

Je déglutis. C’était maintenant qu’il risquait de s’éloigner de moi. Et si jamais il ne me faisait pas confiance… Je pourrais bien le perdre. Et pour toujours, cette fois.
Je levai doucement les yeux vers lui.

- Ecoute… Je ne vais pas te mentir. Parce que je veux que tu me fasses confiance.

Je repris ma respiration.

- Rebekah m’a envoyé une lettre. C’est elle qui m’a dit que tu te trouvais ici. Elle… Elle avait peur que tu deviennes incontrôlable avec le retour de Hope.

Je fis un pas vers lui et enchaînai avant qu’il ne puisse parler :

- Mais je ne suis pas ici pour te contrôler ou pour obéir à un quelconque plan qui viserait à te manipuler, d’accord ? Tout ce que je t’ai dit avant est vrai. Je suis là parce que… Parce que… Parce que je tiens à toi. C’est tout. Il faut juste… Que tu me fasses confiance…

Je frissonnai. Je m’étais vraiment exposée, cette fois. J’avais besoin qu’il me croie.

Parce que tout ça… C’était la stricte vérité. Parce que tout ça… C’était pour lui, et pour lui seul.

Parce que tout ça… Je l’avais fait pour l’homme que j’aimais.




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Niklaus J. Mikaelson

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 3 Juin - 20:42

- Retrouvailles aux portes de la mort -




Le goût fruité de notre baiser était encore présent sur mes lèvres, et par Hadès, cela faisait un bien fou. J'avais l'impression de renaître, de retrouver l'envie de croire en quelqu'un, de croire au genre humain. Enfin c'était complexe, même moi, je n'arrivais pas à mettre des mots. Le manque de mot n'était-ce pas un aveu passionnel ? J'observais Cami et pouvais comprendre dans les yeux de la belle blonde, une certaine forme de soulagement suite à mes propos. J'étais, moi aussi, soulagé de la voir ici à mes côtés. Et surtout vivante, c'était l'essentiel non ? Et puis, plus je sentais sa présence, plus je succombais un peu plus. C'était comme cela, et pas autrement. Pourtant, j'étais doté d'un self-contrôle concernant la partie intime, privée, enfin ce truc-là. Elle s'écartait légèrement de moi, mais pas assez pour me dire que je l'avais perdu. Heureusement, sinon j'aurais été capable d'avoir un geste déplacé ou des paroles assassines pour m’avoir rejeté, mais ce n'était pas le cas. Bien au contraire. - Je sais. Je te crois. Je te fais confiance, Klaus. Je n’ai pas peur de mourir ou d’être blessée, tu sais. J’ai… J’ai juste peur que tu partes loin de moi, encore une fois ». Confiance ? Que voulait dire ce mot ringard ? De sa bouche, il était - très - important. J'avais retrouvé en cette femme, un moyen de m'apaiser, de me retrouver enfin. Durant ses six longues années, j'avais ressenti ce vide, maintenant, je comprenais mieux ce qu'il me manquait. Elle.

Et puis, son sourire ravageur me fit rater un battement de cœur. J'avais donc un cœur ? Visiblement oui. Néanmoins, j'étais effrayé, et si j'avais fait le mauvais choix ? Et si j'avais sans le vouloir occasionné sa future chute ? Peu importe, je la protégerais. Toujours. « Ecoute… Je ne vais pas te mentir. Parce que je veux que tu me fasses confiance ». Qu'est-ce que tracassait la jolie femme, mais quoi ? Qu'est-ce que.. Quelque chose clochait, quelque chose me disait que.. Je n'avais pas le temps de penser à quoi que ce soit qu'elle enchaînait directement : « Rebekah m’a envoyé une lettre. C’est elle qui m’a dit que tu te trouvais ici. Elle… Elle avait peur que tu deviennes incontrôlable avec le retour de Hope ». Pardon aurais-je mal entendu ? Rebekah ? De quoi ! C'était avec un visage bouffé par l'étonnement que je fixais Cami s'approcher doucement de moi. Elle avait bien raison d’enchaîner, car je n'aurais su quoi répondre. « Mais je ne suis pas ici pour te contrôler ou pour obéir à un quelconque plan qui viserait à te manipuler, d’accord ? Tout ce que je t’ai dit avant est vrai. Je suis là parce que… Parce que… Parce que je tiens à toi. C’est tout. Il faut juste… Que tu me fasses confiance…». Surpris, elle avait pris les devants, car c'était exactement ce que j'aurais pu penser si j'avais le temps à la réflexion.

Ma sœur était donc lâche de m'affronter seule à chacune de nos altercations ? Elle protégeait sa vie en envoyant la psychologue ici, ce sera donc de sa faute, si on osait égratigner le visage de Cami. De sa faute. Encore une autre raison de l'envoyer pourrir dans son cercueil et de ne plus jamais la revoir. J'essayais de me concentrer sur les sentiments de Cami, elle tenait à moi, comme je tenais à elle - le mot était trop faible -. Devrais-je la croire ? Son regard respirait la sincérité tandis que, moi, je serrais la mâchoire au point de sentir craquer mes dents une à une. « Alors… C’est aussi l’Enfer quand tu es avec moi ? », si elle savait ce que je ressentais. Si elle savait, elle ne dirait pas cela.

Je restais stoïque un long moment tout en fixant les mains fines de Cami, attendant que cette folle envie de tout envoyer en l'air disparaisse. Mais il n'en était rien. Aidé de ma vitesse vampirique, je contournais la demoiselle en prenant soin de lui taper dans l'épaule en signe de mécontentement. Mon poing venait alors frapper, à plusieurs reprise, la carrosserie de la voiture et arrachais avec hargne, sur mon passage, une portière pour l'envoyer à quelques millimètres des pieds de la blonde. Je hurlais d'une voix nerveuse  : « - Tu ne peux pas me dire que tu tiens à moi et après m'annoncer cela Cami. Tu ne peux pas. Tu peux ne pas. Tu peux ne pas.. » en répétant mes gestes sur cette fichue bagnole. Je m'arrêtais brusquement et explosais d'un rire glacial en observant les phalanges de mes doigts ensanglantées. Ce sang, ce liquide si précieux que partageait aussi ma fille. Je pris alors une grande inspiration pour tenter de me calmer puis pivotais la tête vers Cami : « - Tu as de la chance que j'éprouve de réels sentiments pour toi Cami O'Connell. L'idiote a eu raison de te demander de venir ici pour mon plus grand plaisir » en souriant timidement. Je plongeais mes yeux dans son regard tout en m'approchant d'un pas lent vers elle  : « - Je te fais entièrement confiance Cami. Mais cela ne m’empêchera pas de me montrer incontrôlable, sache-le. » avec mensonge. Ma voix n'était plus colérique, juste une intonation d'un semblant de fierté. Bien sûr que les choses seraient différentes maintenant qu'elle était là. Elle était capable de me raisonner, de me guider, de m'écouter, d'être là. J'avais retrouvé cette proximité puis pour détendre l'atmosphère : « - En effet, l'enfer me parait loin quand je sens ta présence, et là ce dont j'ai envie. C'est de toi, enfin, c'est d'être avec toi » disais-je en toussotant. Oui j'avais envie d'elle, là maintenant. Un arbre ? La banquette arrière de la voiture accidentée ? Peu importe. J'arriverais à mes fins, elle m'avait tellement manqué.




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Camille O'Connell

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 7 Juin - 19:22


Retrouvailles aux portes de la mort
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Je me pinçai les lèvres, priant pour qu’il ne s’énerve pas. Je ne voulais pas qu’il pense que j’étais venue pour le manipuler. Parce que c’était loin d’être le cas. J’étais rongée par l’inquiétude. Peut-être que je n’aurais pas dû lui parler de Rebekah… C’était évident qu’il allait se mettre en colère. Mais qu’aurais-je dû faire alors ? Lui mentir ? Non. Ce n’était pas envisageable. Il aurait fini par le découvrir, et ça se serait très mal terminé. Dans les deux cas… Je prenais le risque de le perdre.

Je vis son visage marqué par la surprise. Le choc. J’espérais ne pas l’avoir blessé. Je savais qu’il me faisait confiance, du moins, quand nous étions plus ou moins amis à la Nouvelle-Orléans. Mais était-ce toujours le cas aujourd’hui ? Et s’il prenait ça comme une trahison ? Je clignai un peu des yeux, inquiète. J’avais les pieds et mains liés. La décision entière lui en revenait.

Il baissa les yeux sur mes mains. C’est seulement à ce moment-là que je me rendis compte que je jouais nerveusement avec mes doigts. J’étais anxieuse. Je fronçai un peu les sourcils et croisai les bras pour cacher mes mains. Je ne savais plus quoi faire. Je ne savais même plus comment me tenir. Tout ça… Toute cette histoire prenait beaucoup trop d’importance. Il avait beaucoup trop d’emprise sur moi. J’étais vulnérable. J’avais l’impression que je pouvais m’effondrer au moindre geste, au moindre mot de sa part. Et je détestais ça.

Brusquement, il s’éloigna de moi. Et mon cœur s’arrêta de battre. Du moins, c’était tout comme. Mes genoux fléchirent un peu, et j’eus le sentiment de perdre l’équilibre. Je reculai un peu et m’appuyai contre l’arbre qui se trouvait derrière moi, tâchant de faire mon possible pour contrôler ma respiration saccadée. Je fronçai les sourcils et me redressai un peu. Non. Je ne pouvais pas me laisser aller maintenant. Je ne pouvais pas le laisser partir comme ça, sans prévenir. Pas cette fois.
Je fermai les yeux quand je le vis frapper ce qu’il restait de la carrosserie de ma voiture, et sursautai quand il envoya la portière à mes pieds.

- Tu ne peux pas me dire que tu tiens à moi et après m'annoncer cela Cami. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas..

Je tournai la tête vers lui alors qu’il continuait à s’acharner sur le cadavre de la voiture. Je me détachai un peu de l’arbre pour faire un pas vers lui. S’il croyait me faire peur avec sa violence, c’était peine perdue.
Il se mit à regarder ses mains pleines de sang, et éclata d’un rire froid et glacial. Je frissonnai et m’arrêtai alors que je m’étais approchée de lui. Je n’aimais pas quand il faisait ça. C’était comme… S’il replongeait volontairement dans les ténèbres. Comme s’il essayait de se persuader lui-même qu’il était un monstre.
Comme si tout ça n’avait jamais eu aucun sens.

Il tourna finalement la tête vers moi.

- Tu as de la chance que j'éprouve de réels sentiments pour toi Cami O'Connell. L'idiote a eu raison de te demander de venir ici pour mon plus grand plaisir.

Je frissonnai à nouveau sans le lâcher du regard, et me rapprochai de lui alors qu’il s’avançait aussi vers moi. C’était presque instinctif, comme si nous étions connectés. J’avais entrouvert la bouche, surprise par ses paroles. Il avait parlé de sentiments. Lui. Des sentiments qu’il aurait pour moi. C’était presque surréaliste. Je restais là à le regarder dans les yeux sans bouger. Je ne savais pas comment réagir. Est-ce que je devais prendre le risque de continuer sur ce terrain dangereux, au risque qu’il prenne la fuite ? Ou était-il plus raisonnable de se contenter de ça pour l’instant ? Je n’arrivais plus à réfléchir correctement. D’un côté… Je me disais que c’était trop tôt pour insister sur ce sujet. Mais de l’autre… J’avais envie qu’il sache ce que je ressentais au plus profond de moi.
Je souris doucement et ma main vint se glisser dans la sienne.

- Des sentiments ? Le grand hybride a finalement un cœur…

Je lâchai sa main pour venir caresser doucement son visage.

- Je… Je voudrais te dire ce que je ressens pour toi. Mais je ne veux pas précipiter les choses, ni te faire fuir. Sache juste que… J’ai des sentiments pour toi, moi aussi.

A ces mots, je me redressai pour l’embrasser avec douceur. J’espérais que je n’en avais pas déjà trop dit…

- Je te fais entièrement confiance Cami. Mais cela ne m’empêchera de me montrer incontrôlable, sache-le.

Je lâchai un léger soupir, rassurée. Il me faisait confiance. C’était tout ce que je désirais. Je lui souris à nouveau.

- Je ne suis pas là pour te changer, Niklaus. Je n’ai jamais voulu changer ce que tu étais. Parce que tu es quelqu’un de bien, que tu le veuilles ou non. Et ça n’a rien à voir avec moi. Tout ce que je voulais… C’est que tu t’en rendes compte. Et que tu acceptes le fait que tu aies le droit d’être heureux, toi aussi. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. Pour toi.

Je l’observai pendant de longues secondes, avant de vaciller un peu du regard. Je ne m’étais pas rendue compte que nous étions aussi proches, jusqu’à maintenant.

- En effet, l'enfer me parait loin quand je sens ta présence, et là ce dont j'ai envie. C'est de toi, enfin, c'est d'être avec toi.

Je levai les yeux vers lui, un petit sourire sur les lèvres.

- Je suis là. Et je veux être avec toi aussi. Aujourd’hui, et demain, et encore après-demain. Et je ne veux plus qu’on s’éloigne comme ça. Plus jamais.

J’approchai mon visage du sien pour effleurer ses lèvres.

- Je veux… Je veux me sentir vivante. Avec toi.




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Niklaus J. Mikaelson

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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Dim 12 Juin - 17:53

- Retrouvailles aux portes de la mort -
« Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver » dixit Benjamin Constant. Ce « truc »  que j'avais essayé d'enfouir au fond de mon être n'était pas de mon vocabulaire. Mais ce genre de sentiments finissait toujours par resurgir quand la présence de la jolie blonde se faisait des plus pesante - dans le bon sens, évidemment -. J'étais déstabilisé devant cette nouveauté, je n'avais jamais pris le temps de m'ouvrir autant devant quelqu'un. J'avais toujours trouvé cela comme une perte de temps, comme une faiblesse, une faille que vos ennemis pourraient arracher sans scrupule. De toute manière, je ne pouvais reculer aux dires de mes propos précédents, j'avais juste pris ce fichu risque. Un risque que j'étais prêt dorénavant à prendre mais sans précipitation. J'observais tant bien que mal les gestes de Cami, cette situation était vraiment bizarre. On était là en pleine rue avec une nuit obscure à s'échanger un brin de nos sentiments respectifs. Non, pas d'échappatoire, cette fois. Non. Ce temps là était révolu, je me devais d'assumer ses putins de sentiments pour elle qui me bouffaient à chaque regard posé sur Cami. Sa main douce venait alors à se mélanger à la mienne, j'avalais avec discrétion ma salive, j'appréciais avoir cette sensation de peur. Pour une fois. Je ne quittais pas son sourire : « Des sentiments ? Le grand hybride a finalement un cœur". Elle utilisait la dérision, et je ne pu résister à vaciller du regard pour cette affirmation. Avais-je vraiment un cœur ? Seulement pour elle alors. Juste elle. Puis elle enchaînait avec ce que je redoutais le plus, la confirmation de ses réels sentiments à mon égard : « Je… Je voudrais te dire ce que je ressens pour toi. Mais je ne veux pas précipiter les choses, ni te faire fuir. Sache juste que… J’ai des sentiments pour toi, moi aussi », sa main me forçait - en quelque sorte - a noyé mon regard une nouvelle fois dans ses yeux et mon esprit commençait à divaguer, à ne plus rien comprendre.

Je devais hurler mon propre prénom pour pouvoir retrouver les pieds sur terre. Je pris alors une grande inspiration et allongeais un sourire qui se valait heureux de cette révélation. Oui, je l'étais, elle était à moi maintenant. A moi seul. Cami Mikaelson ? Cette réflexion me fit lâcher un léger ricanement étouffé. N'importe quoi ! Son baiser me paraissait - trop - court, et je devais me faire violence pour l'écouter. On était dans une conversation des plus sérieuses, pourquoi devais-je imaginer nos deux corps ne faire plus qu'un. C'était trop tard pour cette vision de toute manière ! « Je ne suis pas là pour te changer, Niklaus. Je n’ai jamais voulu changer ce que tu étais. Parce que tu es quelqu’un de bien, que tu le veuilles ou non. Et ça n’a rien à voir avec moi. Tout ce que je voulais… C’est que tu t’en rendes compte. Et que tu acceptes le fait que tu aies le droit d’être heureux, toi aussi. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. Pour toi », je devrais remercier un jour de vive voix la belle blonde pour savoir me rassurer comme personne, pour savoir ce que je vaux vraiment même si je doutais fortement de ces paroles. Quelqu'un de bien ? Sérieusement ? J'avais passé ma vie à détruire tout sur mon passage, à tuer, martyriser, torturer, me faire vengeance. Elle avait tort, je n'étais pas quelqu'un de bien, était-elle aveuglée par.. ce truc ? Surement. Le droit d'être heureux ? Que voulait dire ce mot ? J'étais incapable de rendre heureux quelqu'un alors m'accorder ce droit était impensable. Je ne savais même pas comment me comporter, comment réagir.

Tout ce que je voulais pour elle, c'était qu'elle se trouve en sécurité, qu'elle se retrouve dans mes bras. Devrais-je fuir avec elle ? Laisser ce semblant de lien familial derrière moi pour enfin vivre quelque chose d'unique ? Je devrais penser à la kidnapper alors ! Je restais bouche bée devant la suite de ses propos : « Je suis là. Et je veux être avec toi aussi. Aujourd’hui, et demain, et encore après-demain. Et je ne veux plus qu’on s’éloigne comme ça. Plus jamais". Là, c'était vraiment sérieux. Cami Mikaelson, une deuxième fois ? Par Hadès, non et non. Pourquoi pas ? Non, j'ai dit non ! Elle me rendait fou au point que je pouvais penser à cela, au point que je ne voulais plus jamais la quitter. Je fixais avec envie ses lèvres "Je veux… Je veux me sentir vivante. Avec toi.", là c'était trop, on aurait dit qu'elle essayait de me chauffer, enfin c'était plutôt mon esprit qui me jouait des tours malsains. Dans un geste rapide, je venais plaquer Cami contre l'arbre pour l'embrasser avec passion, me promettant de ne plus décoller ses lèvres. Cependant, je brisais ma promesse et soufflais au creux de son oreille : « - Te sentir vivante ? Je ferais tout pour que tu le sois Cami à mes cotés. Tout, je te le promets », puis parsemais son cou de baisers. Je marmonnais quelque chose dans ce genre : « - Tu es à peine arrivée, que tu me rend déjà fou. C'est déroutant, peut-être un peu trop déroutant » puis regardais la belle blonde : « - Tu continues de m'ensorceler c'est ça ? Tu sais que je suis loin d'être un livre ouvert, alors pardonne-moi si je ne te dis rien sur ce que tu as dis   » avec un sourire qui se valait gêné. Cependant, je m'écartais d'elle, sentant une envie trop pressente, je me mettais alors à bégayer, j'avais dû mal à trouver mes mots : « - Je.. Tu.. Heu.. Je te ramène au manoir si tu le veux bien. Pas pour.. enfin, par Hades ! » en haussant la voix. Je pris alors une grande inspiration  « - J'aimerais prendre soin de toi, te regarder dormir, te serrer dans mes bras, te servir de l'alcool, enfin tout cela. Tu pardonnerais ma maladresse ? Je ne suis pas habitué à être avec une femme, une femme qui me plaît toujours autant malgré les années passées » et vacillais du regard. Il faudrait que j'apprenne à me taire devant Cami. Vraiment.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 17 Juin - 17:07


Retrouvailles aux portes de la mort
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Ma main était toujours posée sur son visage. Je n’étais pas sûre d’avoir pris la bonne décision. Et si je le faisais fuir en parlant de ces sentiments ? Il était encore tôt pour aborder le sujet. Après tout… On venait tout juste de se retrouver, après six ans de séparation. Et en six ans… Qui sait ce qui avait pu se passer ici ?
Alors je ne le lâchai pas des yeux. Comment si ça pouvait suffire à le retenir près de moi.

Et ses yeux… Ses yeux étaient noirs. Ténébreux. Insondables. Ils étaient le bouclier de son âme. Il s’était convaincu lui-même qu’il n’était rien de plus que ça. Ténèbres, et noirceur. Une obscurité profonde, vide de toute émotion. Il n’y avait rien. Rien, à part un silence pesant.
Rien, à part le chaos. Paisible. Inquiétant.
Mais tout ça… Ce n’était qu’un moyen de protection. C’était un mur qu’il avait bâti, pour donner une fausse image de lui-même. Pourtant, ce mur… Ce mur avait des fissures. Il n’était pas indestructible. C’était comme observer la plus sombre des nuits, éclairée par les plus lumineuses des étoiles. Et ces étoiles ne demandaient qu’à être vues. Elles voulaient juste exister. Survivre dans ces ténèbres qui les entouraient. Ces ténèbres qui parfois les cachaient. Mais elles étaient toujours là, dans l’ombre. Elles ne disparaissaient jamais. Et elles se battaient pour récupérer le contrôle sur leurs démons.

Un frisson parcourut brusquement mon corps, et je clignai des yeux, revenant sur Terre. « Les yeux sont le miroir de l’âme », disait-on. Toutes ces choses… Je les avais vues en lui. Ou bien… Ou bien c’était juste mon imagination. De toute façon, ce n’était pas une pauvre étudiante en psychologie comme moi qui parviendrait à comprendre un esprit aussi complexe dans sa globalité.

Il sourit, et mon cœur rata un battement. Ce n’était pas la première fois que je le voyais sourire, pourtant, loin de là. J’avais vu un bon nombre de ses sourires sarcastiques, ironiques ou encore moqueurs. Mais cette fois, c’était différent. C’était nouveau. Il était… Rayonnant. Il respirait le bonheur. Je souris à mon tour. C’était tout ce que je voulais pour lui.

Tout à coup, je me retrouvai contre l’arbre duquel je m’étais éloignée quelques temps plus tôt. Je répondis à son baiser avec ardeur, mes mains caressant doucement son visage. Je repris ma respiration quand il s’écarta, et un frisson me parcourut la nuque.

- Te sentir vivante ? Je ferais tout pour que tu le sois Cami à mes cotés. Tout, je te le promets.

Je souris encore. Je ne m’étais jamais sentie aussi vivante qu’avec lui. Pendant six longues années, ma vie m’avait paru insignifiante. Je n’étais plus rien. Ni personne. Mais alors que je m’apprêtais à lui répondre, ses baisers descendirent le long de mon cou. Je frémis et penchai doucement la tête, passant lentement mes doigts dans ses cheveux.
Il finit par redresser la tête.

- Tu continues de m'ensorceler c'est ça ? Tu sais que je suis loin d'être un livre ouvert, alors pardonne-moi si je ne te dis rien sur ce que tu as dis.

Je secouai doucement la tête. Si seulement il savait à quel point j’étais soulagée qu’il n’ait pas pris la fuite…
J’approchai mon visage tout près du sien.

- Il n’y a rien à pardonner. Je ne te demande absolument rien. Tu es là… Avec moi. Et c’est bien plus que suffisant, pour moi. Tu ne te rends pas compte à quel point.

Je le regardai dans les yeux pendant quelques secondes avant de l’embrasser à nouveau. J’aurais voulu que ce moment dure pour l’éternité.

Et pourtant… Pourtant, il finit par s’écarter de moi. Je ne comprenais pas. Est-ce que j’avais fait ou dit quelque chose de mal ? Non… Non, non, il ne pouvait pas partir… Pas maintenant…

- Je.. Tu.. Heu.. Je te ramène au manoir si tu le veux bien. Pas pour.. enfin, par Hades ! J'aimerais prendre soin de toi, te regarder dormir, te serrer dans mes bras, te servir de l'alcool, enfin tout cela. Tu pardonnerais ma maladresse ? Je ne suis pas habitué à être avec une femme, une femme qui me plaît toujours autant malgré les années passées.

Je haussai un sourcil, surprise, et un sourire vint étirer le coin de mes lèvres. Jamais je n’aurai cru entendre un tel discours venant de lui… Il y avait encore bien des choses que je ne connaissais pas sur lui, et je comptais bien les découvrir.
Je m’avançai vers lui.

- Je ne te connaissais pas encore ce côté maladroit… Et je crois que j’aime bien.

Je souris et fis encore un pas pour attraper ses mains.

- Je viendrai avec toi. Au manoir, ou ailleurs. Je veux juste être avec toi, peu importe l’endroit.

Je marquai une pause et levai mon regard vers lui.

- Il me semble qu’on a du temps à rattraper.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Sam 25 Juin - 20:50

- Retrouvailles aux portes de la mort -
Les baisers échangés avec Cami me laissaient une étrange sensation - agréable -. C'était comme-ci j'étais captivé par ces moments là et que le reste n'avait plus aucune importance. J'avais même oublié, l'espace d'un long moment, mes paroles précédentes - les siennes au passage aussi -, je ne savais plus où j'étais exactement. Je ne savais plus ce que je devais faire et comment agir. Donc elle était quoi maintenant ? Ma.. ma... je toussotais intérieurement, ma petite amie ? Par Hadès, cette situation me mettait déjà dans tous mes états de panique et je ne pouvais pas laisser échapper ma réflexion concernant mes ennemis. S'ils osaient toucher un seul cheveu de Cami, là je risquerais d’être un véritable monstre. J'étais intimement persuadé que cela arrivera un jour où l'autre, et voir Cami blesser était loin d'être écrit dans ma relation avec la belle blonde. Fallait-il garder notre lien secret pour la protéger ? Fallait-il agir dans l'ombre et s'amuser aux amants maudits ? Certainement pas. De plus, si je parlais de cela à Cami, elle refuserait, alors je garderais ce sujet-là pour un autre moment bien plus judicieux. Je me promettais aussi d'aller regarder la définition du mot petit-ami dans le dictionnaire, car là, j'étais perdu mais je n'étais plus seul. Les gestes menés en douceur par la demoiselle, ne me fit pas reculer, enfin si, mais cela n'avait rien à voir avec elle. C'était assez déroutant cette tendresse, ce contact si fin, si.. palpable. J'avais peur d'une chose, et c'était bien de Camille O'connell, une femme dont j’espérais être à la hauteur de ses attentes.  

Je reprenais doucement mes esprits à la douce voix de mon interlocutrice et laissais échappé un soupir de soulagement : « Il n’y a rien à pardonner. Je ne te demande absolument rien. Tu es là… Avec moi. Et c’est bien plus que suffisant, pour moi. Tu ne te rends pas compte à quel point ». Donc je devais juste me montrer présent ? Juste cela ? Cela semblait facile, mais quand je me remémorais les échanges futiles avec les nombreux petits amis de ma sœur, cela me paraissait plus complexe. Oui, j'avais plus de souvenirs de ses  hommes de joie que de mes relations dites amoureuses. J'entrouvrais la bouche dans le but de rétorquer, mais le contact de ses lèvres sur les miennes me fit - encore - oublié ce que je voulais dire. Cami avait, décidément, aussi ce don là.  

C'était avec instinct que j'avais reculé pour échapper à son emprise, enfin essayer. Et si c'était pour bégayer des mots et être ridicule, j'aurais dû m'abstenir de m'écarter d'elle, je mettais faire prendre à mon propre - jeu ? - !  Tandis que je regardais sa silhouette enlacée s'approcher, elle me souriait avec satisfaction : « Je ne te connaissais pas encore ce côté maladroit… Et je crois que j’aime bien ». Maladroit ? Je fronçais des sourcils et je sentais déjà la vexation me frapper les nerfs. Son contact me fit un nouveau électrochoc et reportais mon attention sur les mains de Cami.  Je ne les quittais pas des yeux : « Je viendrai avec toi. Au manoir, ou ailleurs. Je veux juste être avec toi, peu importe l’endroit », mes doigts - accompagné de tremblements inexplicables - s’entremêlaient avec les siens. Mais que diable m'arrivait-il ? C'était quoi cette fichue peur qui, maintenant, se permettait de se faire voir ? Ce court silence me permettait de hurler intérieurement, de faire un retour en arrière. Pourquoi je n'avais pas ce pouvoir là ? Et puis, je relevais mon visage pour croiser le regard de Cami, celui-ci était doté d'une grande intensité. J'essayais même d'imaginer le symbole de la mort sur sa rétine pour amplifier cette peur. A vrai dire, je me faisais flipper tout seul et cela ne servait à rien. J'avais des sentiments pour Cami, et je n'avais plus vraiment le contrôle sur quoi que ce soit. Peu importe ce que j'imaginerais, je ne voulais plus jamais la quitter. Jamais. Elle me soufflait avec détermination : « Il me semble qu’on a du temps à rattraper ». Je la remerciais indirectement de ne pas m'avoir embrassé dans un sourire qui se valait joueur. Quoi ? Oui j'étais déjà extrêmement sensible aux lèvres de Cami. Heureusement qu'elle ne partait pas dans un défi de vouloir ne plus quitter les miennes. Je crois que j'aurais été capable de la mettre nue au milieu de la route et de laisser parler mes divagations d'adultes consentants.

Je hochais la tête positivement puis étouffais mes rires : « - Tu serais prête à me suivre dans la cave du manoir qui me sert de logement ? Je te rassure, c'est très agréable comme atmosphère, enfin non évitons ! Il ne faudrait pas que tu chutes avec un sol glissant !». Je chuchotais à l'oreille de Cami : « - Et le manoir ressemble à un cimetière ces derniers temps, je n'aimerais pas que tu vois ce spectacle ». Je toussotais et serrais par moment un peu plus les mains de Cami et repris l'air de rien : « - Un bain de minuit te plairait-il comme cela on pourra aussi rattraper le temps perdu ? Je connais un endroit où un gîte a été laissé à l'abandon et il y' a tout ce qu'il faut dedans. Dans mes souvenirs, le propriétaire n'existe plus, me semble-t'il ! » en faisant mine de réfléchir ! Son corps avait fini en cendres dans la cheminée ! Je secouais la tête et commençais à tirer Cami - emboîter le pas - et lâchais sur un ton un peu plus sec : « - Par contre, je veux rien savoir de tes fréquentations masculines, sinon pour le reste, je dévoierais tes mots avec plaisir espèce de petite amie »  en finissant par un rire amusé. Un fin sourire de plénitude se dessinait sur mes lèvres, un sourire que Cami ne pourra pas voir.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Lun 15 Aoû - 21:57


Retrouvailles aux portes de la mort
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« L’amour nous fait perdre le contrôle de nous-mêmes et ressemble à un cheval emballé : l’aventure prend fin si le cavalier tombe, mais il ne sait pas où il va s’il tient bon. »

Ou étais-je ? Je ne savais pas, je ne savais plus. Mais je n’avais pas peur. Il était là. Il me regardait. Il me voyait. Moi. Telle que j’étais. Tout était possible, à présent. Je savais désormais que les rêves les plus fous s’écrivaient à l’encre du cœur.
Mais que se passerait-il si, un jour, il décidait de détourner le regard ? Ou de fermer les yeux ? Peut-être… Peut-être que je découvrirais que tout ceci n’était qu’une illusion. Un rêve éveillé. Et ma vie deviendrait un cauchemar.

Je me pinçai légèrement les lèvres, et un nouveau frisson parcourut mon corps.  Il y avait des risques, c’était certain. Beaucoup de risques. Je n’étais pas sans savoir que Niklaus avait énormément d’ennemis. Et bientôt, je deviendrais la cible à atteindre. La personne à tuer pour blesser l’hybride originel. Mais ce n’était pas ça qui me faisait peur. J’avais déjà côtoyé la mort de très près. Avec Sean. Avec Kieran. S’il me fallait lui faire face à nouveau, alors je le ferais. Et puis, je serai protégée. Je n’étais plus seule. Plus maintenant.

Non, ce n’était définitivement pas ça qui m’effrayait le plus.

Ce dont j’avais vraiment peur… C’était qu’il se lasse. Qu’un jour, il décide de me tourner le dos. Parce qu’il en avait assez. Parce qu’il avait d’autres projets. Parce qu’il avait envie de plus de pouvoir, et que je le ralentissais dans sa quête. Ou… Tout simplement parce que je n’avais jamais eu aucune importance pour lui.

Sa main vint se glisser doucement dans la mienne. Mais quelque chose n’allait pas. Il tremblait. Est-ce que… Est-ce qu’il hésitait ? Peut-être n’était-il pas sûr… Peut-être avait-il changé d’avis… Ou peut-être avait-il peur, lui aussi…
J’étais un peu anxieuse. Mais je voulais lui montrer que moi, j’étais sûre. Je voulais qu’il comprenne que j’avais envie de marcher à ses côtés sur la même route, même si je devais prendre tous les risques du monde pour ça. Alors, je serrai doucement sa main avec conviction, comme si ce simple contact pouvait traduire mes sentiments. On y arriverait. On parviendrait à dépasser nos peurs.

- Tu serais prête à me suivre dans la cave du manoir qui me sert de logement ? Je te rassure, c'est très agréable comme atmosphère, enfin non évitons ! Il ne faudrait pas que tu chutes avec un sol glissant ! Et le manoir ressemble à un cimetière ces derniers temps, je n'aimerais pas que tu voie ce spectacle.

Je souris un peu.

- Je te suivrai n’importe où. Et je n’ai pas peur. Le cimetière est un endroit familier pour moi, tu sais.

Je baissai légèrement les yeux. Ça faisait un moment maintenant que je ne m’étais pas rendue sur la tombe de Sean… Ni sur celle de Kieran. J’espérais seulement qu’elles n’avaient pas été vandalisées, encore une fois…

- Un bain de minuit te plairait-il comme cela on pourra aussi rattraper le temps perdu ? Je connais un endroit où un gîte a été laissé à l'abandon et il y' a tout ce qu'il faut dedans. Dans mes souvenirs, le propriétaire n'existe plus, me semble-t'il !

Je secouai doucement la tête pour reprendre mes esprits et relevai les yeux vers lui. Ce n’était pas le moment de penser à tout ça.
Je jouai un peu avec nos doigts enlacés, le sourire toujours aux lèvres.

- Ce serait parfait. J’imagine que je ne dois pas te demander comment le propriétaire a disparu…

Je n’étais pas naïve. Ce n’était pas un hasard si le propriétaire n’était plus là… Niklaus y était sûrement pour quelque chose. Mais je ne voulais pas le juger. Encore moins maintenant, alors qu’on venait tout juste de se retrouver.
Je lâchai un léger soupir et me rapprochai un peu plus de lui avant de le suivre.

- Par contre, je veux rien savoir de tes fréquentations masculines, sinon pour le reste, je dévoierais tes mots avec plaisir espèce de petite amie.

Je souris un peu plus, amusée. Mes fréquentations masculines… J’avais presque mis ma vie entre parenthèses pendant ces six années. J’avais juste essayé de survivre dans un monde qui ne voulait pas de moi.

- Si tu savais… Il n’y a toujours eu que toi, tu sais, déjà à ce moment-là. Il n’y a eu personne, à part toi.

Je l’observais un peu en coin. Evidemment, je me demandais s’il avait eu d’autres fréquentations, lui aussi. Mais j’avais bien trop peur de sa réponse pour oser lui poser la question. Bien sûr qu’il avait connu d’autres femmes. C’était certain. Ce n’était pas parce que j’avais pensé à lui pendant toutes ces années qu’il en était de même pour lui. Si on se retrouvait aujourd’hui, c’était par un heureux hasard, voilà tout.

Je baissai un peu les yeux sans rien dire. Peut-être côtoyait-il encore quelqu’un avant que je n’arrive… Peut-être avait-il déjà quelqu’un dans sa vie… Qui sait ce qui avait pu se passer pendant ces six années ?

- Ça n’a pas d’importance si… Si tu as eu d’autres fréquentations, tu sais. Je veux dire… Ça n’a vraiment aucune importance, pour moi.

Je fronçai les sourcils et gardai la tête baissée, rougissant un peu. Mais qu’est-ce que tu fais ? Je ne savais même pas pourquoi j’avais dit ça. C’était totalement faux. Je ne lui parlerais pas de ça si ça n’avait aucune importance. J’aurais mieux fait de me taire.

Je secouai la tête, essayant de me rattraper du mieux que je pouvais.

- Enfin… Laisse tomber. Fais comme si je n’avais rien dit.

Je me pinçai les lèvres et fermai les yeux pendant une seconde. Ça ne me ressemblait pas d’être maladroite à ce point. Qu’est-ce qui m’arrivait ? J’étais perdue. Et mal à l’aise. Un peu anxieuse, je jouais avec nos doigts emmêlés. Je n’étais pas vraiment sûre de vouloir continuer la conversation dans ce sens.

Je soupirai longuement et relevai doucement la tête vers lui. Peut-être valait-il mieux obtenir des réponses à mes questions maintenant, avant qu’il ne soit trop tard…



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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Ven 23 Sep - 19:40

- Retrouvailles aux portes de la mort -
Est-ce que je méritais de ressentir le bonheur ? Est-ce que je méritais cette femme qui inspirait surement à un avenir meilleur ? Non. Il y'avait encore deux jours de cela, j'avais encore du sang sur le visage dû à une frénésie meurtrière concernant cette fichue trahison familiale. Quoi ? Il fallait bien que je trouve quelque chose pour soulager ma haine, autre que, de hurler sur tous les toits que je souhaitais la mort de la tante de Hope et de sa mère. D'ailleurs, le plan était en route, et ce n'était pas Cami qui allait m'arrêter - mensonge -. En réalité, elle était la seule à pouvoir me raisonner, ce n'était pas le reste de ma famille qui allait jouer ce rôle là, eux, ils étaient bien mieux dans une boite en bois. Oui, à présent, je mettais en doute ma famille, je me montrais des plus méfiant et surtout, je les ignorais tous. Qui avait encore participer à cette machination ? Tous ? Si c'était vraiment le cas, je me promettais de les envoyer aux pays des rêves pour une durée surement indéterminée. J'attendrais la fin du monde pour les réveiller et les voir crever une nouvelle fois. Crever. Voilà ce qu'ils méritaient tous.    

Mais pour le moment, c'était ma blonde qui comptait et son bien-être à mes côtés. Parce que oui, j'aimerais être bon pour elle. J'aimerais être celui qu'elle attend depuis toujours, même si elle m'acceptait comme j'étais. Ce n'était pas une vie de vivre au coté d'un monstre égoïste au cœur blessé. Alors oui, je ferais les efforts nécessaires pour ne pas la voir partir - juste quand elle sera présente pour le moment -, parce que c'était elle, tout simplement. La main douce de Cami serrait un peu plus la mienne comme pour me rassurer de mon anxiété soudaine, mais il en faudrait surement plus que cela. Comment être rassuré alors qu'elle allait être en première ligne de mes ennemis. Comment ? J'étais inquiet tout comme je l'étais pour Hope, je ne voulais plus voir son corps ensanglanté, je ne voulais pas la voir mourir.. Serais-je à la hauteur pour la protéger ? Est-ce que ma famille me punira de mes actes en s'attaquant directement à Cami ? Est-ce que... il fallait que j'arrête de me poser des questions qui seront surement sans réponse pour le moment, je me devais juste de me montrer présent. Juste ca. La jolie blonde ne semblait pas tressaillir comme moi auparavant, ce qui me vexais aussi. Etais-je le seul à galérer pour communiquer sur nous ? Par Hades, elle semblait forte, confiante, encore une chose qui pourrait me déstabiliser. Cependant, elle avait raison, il fallait bien un de nous deux pour garder espoir d'un monde meilleur en quelque sorte. « Je te suivrai n’importe où. Et je n’ai pas peur. Le cimetière est un endroit familier pour moi, tu sais.», c'était pas faux, mais je grimaçais légèrement, ne voulant pas imaginer Cami à revivre une nouvelle fois dans les ténèbres. J'avais été un peu trop présomptueux d'oser lui dire cela, je ne voulais pas de cette vie pour ma demoiselle. Cependant, elle n'avait pas le choix pour s'adapter à mon monde, à notre monde, maintenant. Je devais aussi découvrir son monde, un monde oublié. « Ce serait parfait. J’imagine que je ne dois pas te demander comment le propriétaire a disparu…», mon regard se portait de nouveau sur nos mains et allongeais un sourire nerveux à ses paroles. Je me contentais alors de hocher la tête, préférant ne pas répondre. C'était inutile puisqu'elle savait déjà la réponse de toute manière. Je fronçais les pupilles à son léger changement d'expression : « Si tu savais… Il n’y a toujours eu que toi, tu sais, déjà à ce moment-là. Il n’y a eu personne, à part toi.», mais rapidement apaisé, je poussais un soupir de soulagement qui se voulait discret et pourtant non. Je l'avais déjà imaginé avec un autre homme ou même avec Marcellus. Mais pourquoi je n'arrivais pas à garder le contrôle sur moi ? « Ça n’a pas d’importance si… Si tu as eu d’autres fréquentations, tu sais. Je veux dire… Ça n’a vraiment aucune importance, pour moi.», je haussais un sourcil, elle me croyais donc comme cela ? Elle pensait que j'avais tourné la page ? Elle se trompait. J'acquiesçais alors d'un sourire enjôlé à la suite de ses paroles un peu confuses : « Enfin… Laisse tomber. Fais comme si je n’avais rien dit.». Trop tard !

Je stoppais immédiatement mes pas et me plaçais en face d'elle : « - Je t'arrête tout de suite. Les moments où j'ai posé mes yeux sur une femme, c'était pour la tuer Cami.. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, je ne jamais cesser de penser à toi malgré la distance. Je te prie de me croire.. » avec une voix des plus sincère tandis que mon regard se noyait dans ses magnifiques yeux. Je marquais une pause puis je prenais une grande inspiration :  « - J'aurai du te donner de mes nouvelles, j'aurai du venir te voir. C'est la seule chose que je regrette..  » disais-je avec un peu de mal à avouer ce sentiment de culpabilité. Je secouais ma tête « - C'est toi que je veux et que je continuerais de voir Cami. Toi et moi pour toujours ? Enfin si tu le souhaites bien entendu » en me raclant la gorge. Sacrement gêné de cette conversation si.. romantique j'enchaînais rapidement : « - Une petite pointe de vitesse pour te remettre dans le bain ? On arrivera plus rapidement à l'endroit que j'ai envie de partager avec toi, seule ». Cependant, je me doutais bien qu'on ne serait pas seule dans cette baraque au décor paradisiaque. Il y'aurait encore des individus qui traîneraient et dont je me ferais un plaisir de broyer leurs cœurs.  
 





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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Mar 25 Oct - 15:19


Retrouvailles aux portes de la mort
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J’avais essayé de soutenir son regard. J’avais essayé de le regarder en   attendant sa réponse. Mais j’avais trop peur. Je n’en avais pas la force. Alors, je me contentais de serrer sa main dans la sienne, et je regardais mes pieds alors que nous marchions ensemble. Je me sentais ridicule, et je pouvais sentir mon cœur battre la chamade. Jamais je n’aurais dû lui poser cette question. Je n’avais pas envie de l’imaginer avec quelqu’un d’autre. J’avais déjà eu de la chance qu’il soit là aujourd’hui… Je ne savais même pas si ça durerait. S’il resterait. Alors je devrais plutôt profiter du temps que nous passons ensemble avant qu’il ne reparte encore une fois… Je n’avais pas envie qu’il se rappelle toutes ces femmes avec qui il pourrait être au lieu d’être avec moi.
Alors, je serrai un peu plus sa main, comme s’il pouvait m’échapper d’une seconde à l’autre. Mais c’était évident que je n’avais pas le pouvoir de le retenir. Tout ce que je pouvais faire, c’était me souvenir du contact de nos mains entremêlées ensemble avant qu’il ne disparaisse à nouveau.

Il s’arrêta brusquement pour venir se placer devant moi. Je fermai les yeux pour éviter de croiser son regard. Alors ça y était… C’était fini. Il allait partir, encore une fois. Mais c’était trop tôt… J’avais espéré qu’il reste un peu plus longtemps avec moi. Juste un peu plus… Mais j’étais trop naïve. Il n’y avait aucune raison qu’il reste. Qu’est-ce que j’avais à lui offrir, après tout ? Rien, rien du tout.

- Je t'arrête tout de suite. Les moments où j'ai posé mes yeux sur une femme, c'était pour la tuer Cami.. Je n'ai jamais cessé de t'aimer, je ne jamais cesser de penser à toi malgré la distance. Je te prie de me croire..

Je rouvris les yeux à ses paroles, et relevai doucement la tête pour le regarder. A vrai dire, je n’étais pas sûre d’avoir bien compris ce qu’il venait de dire. Et si j’avais mal entendu ? Je ne voulais pas espérer trop vite.
Un frisson me parcourut quand il plongea son regard dans le mien. J’avais l’impression qu’à travers mes yeux, il observait mon âme. J’avais l’impression d’être mise à nu devant lui. C’est dingue de voir à quel point la personne que vous aimez peut avoir de l’emprise sur vous.

- J'aurai du te donner de mes nouvelles, j'aurai du venir te voir. C'est la seule chose que je regrette.. C'est toi que je veux et que je continuerais de voir Cami. Toi et moi pour toujours ? Enfin si tu le souhaites bien entendu.

Je l’observais toujours, sans répondre. J’étais comme… Paralysée. Paralysée par un trop-plein d’émotions. Paralysée par cette emprise qu’il avait sur moi.

- Tu… m’aimes ?

Je n’avais pas reconnu ma voix, et pourtant, c’était bien moi qui venais de parler. Ma voix était faible, c’était presque un simple murmure. Je ne le lâchais plus des yeux. Je ne savais pas si j’avais bien fait de lui poser cette question. Je ne voulais pas précipiter les choses et le faire fuir. Mais jamais je n’aurais cru qu’il prononcerait ces mots aussi vite, aussi naturellement… Surtout pas lui. J’avais cru que je serais la première à les dire, le moment venu… J’avais même pensé que ce n’était pas grave si jamais il ne les disait. Je n’en attendais pas autant de lui.

Je sentis les battements de mon cœur s’accélérer encore, mais cette fois, c’était différent.
Brusquement, je me rapprochai de lui pour poser mes lèvres sur les siennes et l’embrasser avec passion. Je ne saurais dire combien de temps ça dura. Mais à écouter mon cœur tambouriner dans ma poitrine, je me dis qu’on pouvait peut-être mourir d’un baiser.
Je finis par décoller doucement mes lèvres des siennes, presque essoufflée du baiser.

- Je… Je t’aime. Je voulais que tu le saches. Ca fait tellement longtemps que je voulais te le dire… Mais je ne voulais pas que tu prennes peur, et que tu t’enfuies. Surtout pas. Mais… J’avais besoin que tu le saches…

Je restai près de lui et esquissai un sourire avant de venir poser doucement mon front contre le sien.

- Oui. Toi et moi… Pour l’éternité.

Je passai mes bras autour de son cou et me rapprochai un peu plus de lui.

- Allons-y. Avec toi, je suis prête à aller n’importe où.

Je ne pouvais m’empêcher de sourire. Je ne m’étais jamais sentie comme ça auparavant, et les mots n’étaient plus suffisants pour décrire ce que je ressentais. Je voulais que ce moment dure pour l’éternité.

Parce que, c’était peut-être ça, le bonheur. Pas même un rêve, pas même une promesse. Juste l’instant.




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MessageSujet: Re: Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson) Dim 8 Jan - 16:08

- Retrouvailles aux portes de la mort -
L’atmosphère était sacrement gênante, j'avais de plus en plus de mal à regarder la blondinette dans les yeux. Pourtant, je n'étais pas très démonstrateur de mes sentiments mais mon regard arrivait à me trahir si on me connaissait très bien. J'avais forgé durant plus de 1000 ans une carapace face à ce monde injuste et avais affiné mon coté bestiale sans ménagement au grand désespoir de ma famille. J'étais quelqu'un de fort, de puissant, redouté de tous mais au contact de Cami, je n'étais qu'une poupée attendant patiemment qu'on lui coiffe les cheveux. Bon la métaphore laissait à désirer, mais je me comprenais, c'était l'essentiel. Et à défaut de me répéter dans mes pensées, ce petit bout de femme m'apaisait et me transformait en un être moins aigri, moins impulsif. Elle était mon oxygène, mon point d'encrage et secrètement, je tenterais de devenir quelqu'un de meilleur à ses yeux. Hélas, cette fichue soif de vengeance envers une partie de ma famille s’annonçait très difficile à contourner, mais je me promettais d'essayer sérieusement. Je ne voulais plus voir le dégoût, l'incompréhension dans ses yeux, cela me blesserait plus qu'elle ne le croit. Le temps de jouer au garçon capricieux était résolu, je me devais de prendre mes responsabilités de petit ami, de père et plus tard d'un frère protecteur envers ma fratrie. On disait souvent qu'on ne choisissait pas sa famille mais ses amis, moi j'avais choisi ma famille. Certes, mon comportement pouvait laisser penser le contraire mais au fond de moi, ce n'était pas le cas. Je me devais de penser à autre chose face à ce fichu silence qui fut un vrai supplice à vivre.

Je reprenais mes esprits et reportais mon attention sur ma blonde. Tendant une oreille finement aiguisée, j'entendais  son murmure  « Tu… m’aimes ? ». Par Hadès ! Qu'est ce que j'aurais aimé avoir le pouvoir d'accélérer le temps.. Je comprenais sa réaction , je n'avais pas été explicite des années auparavant donc sa surprise ne fut qu'un sentiment normal. Je ne me reconnaissais plus, je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. jamais je n'avais prononcé ses mots à l'allure romantique pour quelqu'un. Que m'arrivait t-il ? C'était comme-ci toutes mes années de démences, de brutalité se transformaient en un cocktail sans alcool ! J'allais rétorquer quelque chose quand soudainement je sentais le contact de ses lèvres sur les miennes. Tel un volcan, il fut passionnel comme jamais. Je sentais alors mon cœur explosé danser au rythme du sien dans ma poitrine aussi désagréable et agréable à la fois. Je déglutissais et mes pensées ne furent qu'explosives, on aurait dit un gamin devant le corps nu d'une femme. Observant ma blonde, je déglutissais face à la vérité « Je… Je t’aime. Je voulais que tu le saches. Ca fait tellement longtemps que je voulais te le dire… Mais je ne voulais pas que tu prennes peur, et que tu t’enfuies. Surtout pas. Mais… J’avais besoin que tu le saches…», elle m'aimait aussi. Elle aimait un monstre.. comment elle pouvait m'aimer ? Pas le moment d'aller dans des discours contradictoires, je voulais juste vivre l'instant présent. Je me contentais alors  seulement d'allonger mon sourire bête et de toussoter un peu pour cacher mon malaise. J'étais très pudique avec les mots profonds, c'était assez difficile pour moi d'entendre cela. Mais peu importe, c'était venue de la bouche de Cami et une once de stresse commençait à m'envahir. Et si je n'étais pas à la hauteur ? Et si je foutais tout en l'air ? Elle était mon oxygène, mon point d’encrage, ma force, et je me surprenais même à penser qu'il fallait que je sois un meilleur père, un meilleur frère qui protégerait sa fratrie. Elle était ma seule motivation que j'avais perdu durant les années précédentes. Ma jolie -hot- blonde restait collée à moi mettant son front contre le mien, je ne quittais pas son sourire de mes yeux. Je pouvais voir sur son visage qu'elle semblait heureuse et voir cela me fit prendre réellement conscience du bonheur à l'état pur. L'amour était-il vraiment un bonheur ou juste une illusion pour vivre mieux dans ce monde ?  « Oui. Toi et moi… Pour l’éternité.», pour l'éternité ? Ce mot-là me fit hausser un sourcil, je pensais instinctivement qu'elle souhaitait devenir vampire pour être à mes cotés. Un choix propre à elle dont jamais je ne la forcerais pour être ce qu'elle déteste le plus. Pas le moment aussi de lui demander ce que signifiait l'éternité pour elle, peut-être au coin du feu après quelques bonnes bouteilles ? La définition était tellement vaste... . « Allons-y. Avec toi, je suis prête à aller n’importe où.», à aller n'importe où ? Vraiment ? C'est ce qu'on verra par la suite alors.

Je posais mes mains sur les hanches de Cami pour les empoigner un peu fermement. Quoi ? Oui, J'avais du travail à faire avec la tendresse et alors ? Et aussi un instinct de tout homme qui ne s'était pas envoyé en l'air depuis des années. Bref, je venais donc l'attirer encore un peu plus contre moi pour lui susurrer à l'oreille « - Je prend note de tout ce que tu as dis Cami et sache que tu fais de moi, un homme heureux [/i]». Je descendais mes lèvres sur sa nuque pour l'embrasser doucement un instant et en un claquement de doigt, nous nous retrouvions hors de la route. Je serrais un peu trop fort ma blonde lors de cette traversée vampirique, mais je ne voulais pas qu'elle m'échappe. Je ne voulais plus la voir loin de moi, je ne voulais plus la voir mourir et je ne voulais plus être ce monstre maintenant qu'elle était à de nouveau là. Certes, on ne devait changer pour personne, mais au bout d'un moment il fallait se mettre un pieu aux fesses pour avancer et tenter de tracer une route moins dangereuse - tout était relatif -. J'évitais les éléments perturbateurs sur notre route, bien que je manquais de tomber à plusieurs reprises par l'excitation et non pas parce que ma blonde était rondelette ! Non mais ! Nos deux corps s’engouffraient alors dans l'obscurité de la forêt pour trouver une petite maisonnette. Elle était restée intacte d'un point de vue extérieur, mais ce qu'elle cachait pouvait être maléfique. Je déposais Cami sur le perron ,comme un vulgaire sac de pommes de terre, de la bâtisse et m'écartais un peu de sa silhouette : « - Alors ce tour de manège ? C'est mieux que les sensations fortes n'est-ce pas ? Pardonne moi ma maladresse durant ce voyage s'il te plait, tu m'as déstabilisé, c'est ta faute » disais-je en souriant un peu. Je reportais mon attention sur la poignée de la porte robuste et hurlais avec conviction « - SDF ou saletés de créatures isolées vous avez deux secondes pour dégager d'ici, sinon votre cœur m'appartiendra pour toujours. Que choisissez-vous ? ». Je voulais simplement faire diversion, il était hors de question d'agresser sans raison quelqu'un avec la présence de Cami. Et sans vraiment attendre, je forçais la poignée pour ouvrir d'un geste lourd la porte pour entrer sans gêne, je scrutais les horizons un moment : « - Tu peux entrer et faire comme chez toi.  Je pense qu'il y'a personne ici sauf des toiles d'araignées et des mygales. Et ne fais pas attention à la décoration, je passe mes nerfs ici le plus souvent. Mais ne t'inquiètes pas, il y'a tout le confort dont un humain rêve ». Je tentais d'allumer le compteur électrique près de la porte mais je trouvais pas ce fichu interrupteur, ce qui commençait à m'agacer.  « - On sera tranquille ici, un petit moment, loin de tout. Si tu veux aller prendre une douche pour retirer tout ce sang se serait fort appréciable, mais je n'ai que des chemises à te proposer » disais-je d'un ton sec tout en m’énervant sur le compteur  :  « - Je vais le tuer aussi celui là ! Putain ! ». Je regrettais déjà mon ton employé envers ma blonde, mais j'étais bien trop nerveux aussi, il fallait l'avouer.    




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Retrouvailles aux portes de la mort (ft. Niklaus Mikaelson)

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